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Date : 05-06-2026 10:01:33
L’abandon ne commence pas dans les grandes tragédies. Il commence souvent bien avant.
Il commence lorsqu’une personne devient la cible de rumeurs, de moqueries ou de malveillance et que chacun détourne le regard.
Il commence lorsqu’on laisse prospérer le mensonge sous prétexte qu’il ne nous concerne pas directement.
Il commence lorsque l’on assiste, en spectateur, à l’isolement d’une personne sans jamais lui tendre la main.
Les réseaux sociaux ne créent pas toujours la violence, mais ils peuvent lui offrir un terrain fertile : celui de l’indifférence, des clans, des sous-entendus et des silences confortables.
On croit parfois que ne rien dire, c’est rester neutre. Pourtant, le silence peut aussi devenir une forme de renoncement.
Une société, un groupe, une communauté ou un simple réseau social se jugent aussi à leur capacité à protéger les plus vulnérables, à refuser les meutes et à ne pas laisser une personne seule face à l’hostilité.
À l’abandon, je préfère la solidarité.
À la rumeur, les faits.
À la meute, le courage.
À l’indifférence, l’humanité.
À méditer.
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