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Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls: de là le jeu, le luxe, la dissipation, le vin, les femmes, l’ignorance, la médisance, l’envie, l’oubli de soi-même et de Dieu.
Il n’y a pour l’homme que trois événements: naître, vivre et mourir. Il ne se sent pas naître, il souffre à mourir et il oublie de vivre.
L’oubli est la condition indispensable de la mémoire.
Le premier janvier est le seul jour de l’année où les femmes oublient notre passé grâce à notre présent.
Ah! Que les hommes ont donc la mémoire courte! Et se peut-il qu’en devenant des pères ils oublient aussitôt qu’ils ont été des fils.
L’oubli est une grâce.
Dieu ne donne rien, il prête seulement – et comme un créancier oublié, il vient parfois redemander subitement son dû.
Le passé ne meurt jamais complètement pour l’homme. L’homme peut bien l’oublier, mais il le garde toujours en lui.