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CONFERENCE
LA LEUDE DE COLLIOURE
XIV - XV eme siécles
Considéré de tout temps comme le port du
Roussillon, Collioure est une riche ville marchande
dès le XIIIe siècle,
favorable au commerce maritime par sa
situation géographique
et par des potentialités naturelles.
Les ports de Collioure apparaissent sous la forme
d’un triptyque composé
de trois anses de débarquement :
Port d’Amont, Port d’Aval, Port-Vendres.
La charte de privilèges de la ville de 1207 évoque
déjà le paiement d’une leude
À côté du port et de la ville-marché du Roussillon,
on rencontre également des villes de moindre
importance dans lesquelles le paiement de la leude
joue un rôle.
La charge est difficile dans les villes où le
prélèvement est complexe
comme à Collioure ou à Perpignan.
Ici, intervient un personnage clef : l’hôte.
Les tarifs de “reva” de Perpignan,
mis en place par le roi Jacques en 1284, indiquent
le montant
d’une taxe que chaque marchand doit donner
à son hôte,
selon la même forme que la leude.
En contrepartie, l’hôte a des obligations envers
le marchand :
il est tenu de lui fournir un lit, le chauffage, la lumière,
la nourriture,
des épices (poivre, gingembre, safran, aulx, oignons),
du vinaigre.
Il doit également l’aider à acheter, à vendre ses
marchandises,
L’hôte a aussi un rôle important à Collioure.
En 1297, il est un garant et
doit s’assurer que la totalité des produits est bien
déclarée aux leuders.
Pour les marchandises relevant de la leude de mer,
le seigneur de
l’embarcation ne passe pas par un hôte mais
par un scribe à qui
il déclare sa cargaison
La succession de leudes sur Collioure permet
de percevoir un intérêt croissant
pour le vin qui arrive alors de Tarascon, de
Marseille,de Provence...
Rappelons toutefois l’importance de la
viticulture à Collioure.